Un autre regard

Je souhaite que la France soit libre et souveraine pour incarner réellement son identité afin de servir les autres nations.

Le projet d’Emmanuel Macron n’y conduit pas. Au contraire, la dissolution de la France dans les excès de Bruxelles s’est accentuée depuis 5 ans et s’accentuera s’il est réélu, au détriment de tout ce qui fait la particularité de notre pays.

Emmanuel Macron est un disciple du renoncement.

Son quinquennat a été un des plus brutal : arrogance, mépris, insultes et volonté de réduire les Français par la force ou par les mots. Les Français ont souffert.

Parmi mes compatriotes, au cours de manifestations contre le passe vaccinal, j’ai discuté avec plusieurs d’entre eux, notamment une dame. Elle m’a dit sa haine profonde envers le président.

Si un président ne peut pas, fort heureusement, contrôler ou répondre à tous les états d’âme, je ne crois pas qu’Emmanuel Macron puisse s’en satisfaire et s’enorgueillir de son bilan.

Pour autant, sans brimer une émotion humaine, je dis que la haine n’est pas une solution. Macron, c’est un Homme à aimer, une politique à combattre.

Je dois dire que cette campagne électorale n’est pas des plus passionnante, le deuxième tour encore moins que le premier, l’actualité internationale, malheureuse, n’y aidant pas, celle-ci qui, d’ailleurs, a très certainement été favorable au président sortant.

A ce deuxième tour, nous avons le droit aux sempiternels clichés, caricatures et à la politique facile. Et, à la même bouillie fade et insipide servie à longueur de journée, sauf quelques rares exceptions, par les médias et les politiques.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas un extrémiste, il est partisan du socialisme réformé et non de la dictature du prolétariat, pas plus que Marine Le Pen.

J’ai lu attentivement son projet : je ne peux pas la qualifier d’extrémiste. Un front républicain n’est pas justifié.

Je pourrais le comprendre si Eric Zemmour était au deuxième tour mais pas là.

Concernant Marine Le Pen, je vous propose un autre regard : issue d’un parti qui, lui, était d’extrème droite, elle n’a eu de cesse de faire des pas vers la République et aucun pas ne serait fait vers elle ?

Je ne crois pas à une République moralisatrice mais à une République inclusive et bienveillante. Je voterai pour elle au deuxième tour.

Je trouve Marine Le Pen ouverte et je pense qu’elle continuera vers une dynamique d’ouverture.

Son projet n’est pas parfait, notamment la suppression du droit du sol et la rhétorique sur l’immigration. En effet, je considère que le droit du sol correspond plus à la France (je pense par exemple à l’édit de Louis X de 1315) et la rhétorique sur l’immigration est fatigante. Je souhaite voir, en premier lieu, dans l’étranger, le Christ.

Mais son projet est celui qui détruira le moins la France. Trois points sont très intéressants :

– la primauté du doit français sur le droit européen, indispensable à notre liberté et au rayonnement de l’identité française ;

– une remise à plat des méthodes pédagogiques à l’école ;

– l’augmentation significative du budget de la défense, indispensable à la protection de nos intérêts vitaux, à la protection des Français et à notre indépendance.

Je crois que Marine Le Pen aime profondément la France, peut-être pas de manière parfaite mais elle l’aime profondément. J’en suis moins convaincu pour Emmanuel Macron.

Au deuxième tour, je voterai pour Marine Le Pen.

Jean-François Bongrand