L’Ukraine, terre de réconciliation ?

L'Ukraine, terre de réconciliation ?

C’est émerveillé devant la beauté de la cathédrale Sainte-Sophie et de la laure des Grottes de Kiev, que j’écris ces quelques mots. Edifices témoins d’une histoire commune à l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie : la Rus’de Kiev, d’une ville qui donna à la France une reine : Anne de Kiev.

Histoire riche mais complexe, souvent difficile pour l’Ukraine qui, au fil des siècles, des influences nombreuses, principalement européennes et moscovite, qui l’enrichirent tout en créant des tensions, a tricoté son indépendance.

Histoire particulière, qui donne à ce peuple d’être tantôt attiré par les nations d’Europe centrale et occidentale et tantôt par la Russie tout en ayant besoin d’approfondir et de modeler sa propre identité.

C’est bien cette Histoire, je crois, qui doit être aujourd’hui un maître pour ce beau pays et une boussole pour la communauté internationale.

Je crois, en effet, que des conflits les plus complexes peuvent jaillir les bénédictions les plus riches. Par exemple, bien que la crise ukrainienne n’ait pas la même gravité, la beauté de la réconciliation franco-allemande.

La terre d’Ukraine porte en elle tout le terreau pour que germe une réconciliation avec elle-même, avec son Histoire, et entre l’Europe occidentale et la Russie.

Pour cela, je crois :

– que l’Ukraine a besoin de temps, pas de pressions ;

– qu’il est important pour elle de renouer des liens avec la Russie ;

– qu’il est indispensable que les accords de Minsk soient respectés;

– qu’il est nécessaire de porter de l’intérêt aux intérêts russes ;

– qu’il est indispensable que l’Ukraine ne soit pas membre de l’ OTAN.

Jean-François Bongrand, 13/02/22