je crois en l'amitié entre les peuples

La France, par l’excellence de sa diplomatie et ses talents, est à même de servir cet idéal.

Pour une amitié féconde, je crois nécessaire de préserver les identités. Je ne crois pas que les intérêts nationaux y soient un obstacle et je ne suis pas de ceux qui pensent qu’ils conduisent obligatoirement à l’égoïsme ou à la guerre.
Je prendrais l’exemple d’une famille : elle sert ses membres, veille à ses intérêts et aux besoins de chacun.  Cela ne l’empêche pas d’être amis avec d’autres familles, de les servir ou de s’associer avec elles pour servir une cause.

Je crois donc que l’effacement des nations réduit les différences qui sont une richesse.

C’est seulement libre et souveraine que la France pourra, par ses attributs, servir au bonheur des autres peuples.

Vient alors à elle la nécessité de reprendre son destin en main.

Il nous faut développer et promouvoir la Francophonie ainsi que l’amitié par la culture et la coopération scientifique et technique.

Je crois indispensable, pour avoir les mains libres, de sortir du commandement intégré de l’OTAN.

Il nous faut renouer avec une défense nationale indépendante et augmenter son PIB à 3 %.

Sortir du commandement intégré de l’OTAN est aussi indispensable pour incarner et vivre l’Europe de la paix.

L’intérêt des Etats-Unis à élargir l’OTAN vers l’est n’est pas dans notre intérêt ni d’ailleurs dans celui de l’Europe.
Il menace la Russie et nous mettent en porte-à-faux vis-à-vis d’elle.

Si le plan Marshall a permis la reconstruction des pays européens, cela ne s’est pas fait sans contreparties lourdes mettant en péril notre liberté.

Je crois que l’Europe doit trouver son autonomie.
Cette autonomie favorisera la paix et la stabilité européenne.

Je suis donc pour une coopération accrue des nations d’Europe en matière de défense, dans une logique confédérale.

Je suis contre une armée européenne.

Bien sûr, en cas de guerre, la France sera aux côtés de ses alliés américains.

Nous avons, avec les Etats-Unis, un ADN idéologique commun qui, même si il est évident, est à redécouvrir car de lui découle une Histoire partagée riche et une amitié profonde, propices à des liens toujours plus fructueux.
C’est cette amitié et ce même amour de la liberté qui doit nous permettre de dire ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Car, bien souvent, les Etats-Unis n’agissent plus que pour leurs propres intérêts.
Je pense notamment à mes propos sur l’OTAN et la nécessaire indépendance française ainsi que sur le développement de l’autonomie européenne.

Avant la guerre en Ukraine, injustifiée, dont la Russie est seule responsable, j’écrivais : « Je crois que la Russie est notre amie et que, tout en restant cohérent avec nous-même (droit de l’Homme…), nous avons à approfondir les liens avec elle.
Nous avons beaucoup de points communs : foi chrétienne, musique, littérature, arts, science… »
Je crois qu’il y a quelque chose de profondément vrai là-dedans.
Je continuerai à regarder ce pays majestueux dans l’intégralité de son Histoire et dans son identité profonde.

Les relations vont maintenant être beaucoup plus complexes. Je crois qu’il nous faut au plus possible préserver le dialogue.

Je crois qu’il nous faut approfondir les liens et les échanges avec la Chine, pays amis, millénaire, à la culture riche et profonde.
La Chine et les chinois aiment la France. Continuons à les aimer.
Une posture frontale ne correspond pas à notre objectif de paix.
Malgré le fossé entre l’exercice du pouvoir de ce pays et nos valeurs, le général de Gaulle a reconnu la République populaire de Chine.
Reconnaître la liberté des peuples à disposer d’eux-même, c’est rester fidèle à nos valeurs.

L’Union pour la Méditerranée est une bonne chose. Par cohérence, je pense qu’elle ne devrait concerner que les pays du pourtour méditerranéen. Je ne vois pas pourquoi l’ensemble de l’UE devrait y être membre. Cela montre un fonctionnement de l’UE qui restreint la liberté des nations.  La France peut difficilement prendre des initiatives sans passer par l’UE. C’est regrettable.

Soixante ans après les indépendances, la France se trouve en difficulté en Afrique.
Le besoin d’émancipation des pays africains peut se traduire par un rejet de la France ou la montée d’un sentiment anti-français.
Si ce rejet m’apparaît comme quelque chose de naturel, il n’est pas pour autant une fatalité.
Je crois que les liens peuvent être préservés et développés.

Je pense que la France s’honorerait à acter ce besoin d’émancipation qui correspond à ses valeurs.

Avant de donner une contribution financière aux problèmes africains qui, d’ailleurs, peut être perçu comme une forme de néocolonialisme, je pense que les échanges entre l’Afrique et la France devraient premièrement se situer sur un plan moral.

De quelle manière les nations d’Afrique peuvent-elles nous enrichir ? Quelles valeurs partageons-nous ?

Je crois que ces échanges favoriseront la reconnaissance de nos intérêts propres et le développement de partenariats.


« Les hommes unis à la fois par l’espoir et par l’action accèdent, comme les hommes unis par l’amour, à des domaines auxquels ils n’accéderaient pas seuls. »
André Malraux










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